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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 23:21

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 Pierre commémorative au nom de l'Imam Rezâ. Époque seldjoukide (1122).

 

 

 À l’origine, la tombe de l’Imam Rezâ fut relativement simple : une salle de plan carré, aux murs épais, surmontée dans un premier temps, non sans doute d’un dôme, mais plus vraisemblablement d’un plafond voûté en arc. Des décors furent peut-être ajoutés déjà tôt à cette structure, bien qu’aucune source ne l’atteste, et que rien n’en ait subsisté. Le mausolée de l’Imam Rezâ subit la rage destructrice d’un souverain ghaznavide, Nâser al-Dawla Sübüktigin (règne 366/977-387/997). Il fut reconstruit, en 400/1009, par son fils et successeur, le fameux sultan Mahmud, fondateur d’un empire qui couvrait le Khorâsân, l’Afghanistan et le Nord de l’Inde. Également à l’époque du sultan Mahmud, un gouverneur de Neyshâbur, Abu’l-FazlSurî b. Mo‘tazz, ajouta des éléments au mausolée et fit construire un minaret, qui fut plus tard couvert d’or et même reconstruit, et que l’on voit aujourd’hui au sommet de l’iwan d’or, dans l’ancienne cour. C’est également à l’époque ghaznavide, sous le règne du sultan Mas‘ud (règne 421/1030-432/1040), que fut construite la mosquée Bâlâ Sar, qui borde toujours le côté nord-ouest du mausolée. Au VIIIe/XIVe siècle, le grand voyageur maghrébin Ibn Battuta passa à Tus et vit le mausolée : le sanctuaire comprenait alors, selon son récit de voyage, une grande coupole, une madrasa, disparue depuis, et une mosquée, peut-être la mosquée Bâlâ Sar, tous décorés de céramiques.

 

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La salle à coupole abritant la tombe de l'Imam, elle-même protégée par des grilles (photographie : Rowzaneh / Ganjnameh).

 

Au Ve/XIe siècle, une tribu d’origine turque, les Seldjoukides, crée en un empire  qui s’étend de l’Asie centrale à l’Asie mineure, et dont l’Iran est le cœur. Sous leur règne (429/1038-552/1157), la culture persane s’épanouit en Orient, et de nombreuses innovations architecturales et décoratives apparaissent, qui influenceront par la suite le développement architectural du mausolée : les madrasa, le plan persan des mosquées, l’emploi de céramique émaillée dans le décor architectural, l’usage plus important des muqarnas ou alvéoles géométriques. En 548/1153, le mausolée fut partiellement détruit par l’attaque d’une tribu turque, les Ghuzz, puis restauré par Sharaf-al-Dîn Abu Tâher b. Sa‘d b. Alî Qomî, à la fin de l’époque seldjoukide. Au siècle suivant, c’est l’invasion mongole de 618/1221, en particulier le pillage de Mashhad par Tulî Khân, qui porta des coups sévères au mausolée. Créateurs du plus grand empire de l’histoire, les Mongols finirent par adopter l’islam et la culture iranienne au cours du VIIe/XIIIe siècle. Deux souverains des Mongols d’Iran, les Il-khâns, entreprirent la restauration du mausolée : Ghâzân Khân (règne 694/1295-703/1303) fit construire un dôme au-dessus de la chambre funéraire, et son frère Mohammad Oldjâytu Khodâbanda, chiite convaincu enterré à Soltanyeh, fit effectuer les travaux de reconstruction.

C’est au cours des siècles suivants que le sanctuaire connut son véritablement développement architectural. L’époque timouride (IXe / XVe siècle) voit la construction de plusieurs édifices d’importance dans le sanctuaire de l’Imam Rezâ. Épouse du souverain Shâh Rokh, la pieuse Gowhar Shâd fait édifier une grande mosquée, achevée en 821/1418.

 

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La mosquée Gowhar Shâd.

  

On attribue également à Gowhar Shâd  la création, sans doute à la même époque, de deux rewâq ou portiques, construits côte à côte dans un axe sud-ouest-nord-est : le Dâr al-Hoffâz, entre la grande mosquée et la chambre funéraire, et le Dâr al-Siâdeh, plus vaste, reliant l’iwan nord-est de la mosquée au côté sud-est de la chambre funéraire. Trois madrasa sont également construites au nord-ouest de la chambre funéraire : la madrasa Parizâd vers 820/1417-821/1418, puis juste à côté la madrasa Bâlâ Sar vers 1420-1440, aujourd’hui disparue, et enfin la madrasa Do Dar, édifiée en 843/1439.

  Dar al-Hafez (Nozari et al.)

 

Le Dâr al-Hoffâz (source : archives Astân-e Qods-e Razavi).

 

 

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La madrasa Do Dar.

 

 Mîr Alî Shîr Navâ’î, le vizir du souverain Hosayn Bâyqarâ, fait construire, en 875/1470-885/1480, un grand iwan dans une petite cour (sahn-e Kohna, aujourd’hui sahn-e Enghelâb) : c’est cet iwan qui sera par la suite couvert d’or par Nâder Shâh en 1145/1732-1146/1733, et qui, depuis l’agrandissement de la cour par Shâh Abbâs Ier en 1021/1621, trône au milieu de son côté sud-ouest.

 

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L'iwan d'origine timouride dans la cour ancienne.

 

En 907/1501, Shâh Ismâil Ier se fait couronner à Tabriz. Héritier d’un ordre soufi remontant au début du VIIIe/XIVe siècle, il fonde la dynastie royale des Safavides. Il proclame le chiisme duodécimain religion officielle de la Perse, afin de donner une unité politique et un souffle spirituel nouveaux au pays. Dès lors, les lieux de pèlerinage chiites acquirent une importance, à la fois spirituelle et politique, accrue. Second souverain de la dynastie, Shâh Tahmâsb Ier (règne 930/1524-984/1576) fait couvrir d’or le minaret – certains auteurs lui attribuent sa (re)construction – et dore aussi le dôme du mausolée. Après le pillage répété du mausolée par les Ouzbeks, Shâh Abbâs Ier (règne 996/1588-1038/1629) ordonne de grands travaux. En 1010/1601, après un pèlerinage à pied d’Ispahan à Mashhad, il fait à nouveau recouvrir le minaret et le dôme avec de l’or. Puis, en 1021/1612, il fait agrandir la petite cour dans laquelle trône l’iwan de Mîr Alî Shîr Navâ’î, afin de lui donner une apparence plus imposante. Au milieu des côtés sud-est, nord-est et nord-ouest de cette cour rectangulaire (sahn-e Atiq ou sahn-e Enghelâb), le souverain fait édifier trois autres iwans imposants et richement décorés de céramiques émaillées.

 

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L'ancienne cour (sahn-e Atiq ou sahn-e Enghelâb). 

 

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 L'iwan nord-est de l'ancienne cour.

 

À proximité du tombeau de l’Imam, plusieurs édifices sont également construits pendant le règne de Shâh Abbâs Ier : le rewâq Towhid Khâneh, situé entre l’ancienne cour et le Dâr al-Fayz ; la tombe du vizir de Shâh Abbâs Ier, Hâtem Khân Ordubâdî Tabrîzî E‘temâd-al-dawla ; une salle à coupole de plan octogonal, accueillant la tombe d’un général du souverain, Allâhverdi Khân.

  

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Le mausolée d'Allâhverdi Khân (photographie : Masud Nozari).

 

Les souverains safavides ultérieurs manifesteront moins d’ambitions architecturales, et limiteront volontiers leurs interventions à quelques restaurations : Shâh Abbâs II restaura l’iwan nord-est de la cour en 1059/1649, et Shâh Solaymân fit réparer le dôme d’or, endommagé par un tremblement de terre en 1084/1673. Sous ces deux souverains, plusieurs madrasa sont fondées : la madrasa Mirzâ Dja’far, qui existe encore, la madrasa Kheyrât Khân, détruite et reconstruite après la Révolution, et la madrasa Pâ’în-pâ, détruite à l’époque Pahlavi.

 

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 La madrasa Mirzâ Dja’far.

 

Après la chute de la dynastie safavide, l’Iran connut, pendant plusieurs décennies du XIIe/XVIIIe siècle, une situation politique instable, marquée par des guerres et des troubles socio-économiques. Nâdir Shâh Afshâr (règne 1147/1736-1160/1747), qui fit un temps de Mashhad sa capitale, sauva l’Iran de l’éclatement et le protégea aussi des invasions étrangères, ottomane et russe. En 1145/1733-1146/1734, il fit réparer et dorer l’iwan sud-ouest de la cour construite par Shâh Abbâs Ier, redora également le minaret, et fit édifier et dorer un minaret au-dessus de l’iwan nord-est de cette même cour.

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 L'iwan d'or ou "Iwan Nâderi", dans l'ancienne cour.

 

 L’Iran retrouva une stabilité politique avec les Qâdjârs (1210/1795-1925), une dynastie d’origine turkmène qui fit de Téhéran la capitale du pays. En 1232/1817-18, Fath-Alî Shâh fait construire une nouvelle cour, sahn-e Now, rebaptisée sahn-e Âzâdi après la Révolution islamique. Située au sud-est du mausolée de l’Imam, son plan est analogue à la grande cour voulue par Shâh Abbâs Ier, bien que de taille plus petite. Elle fut décorée de céramiques émaillées près de deux décennies après sa construction, pendant le règne de Mohammad Shâh (règne 1250/1834-1264/1848), et son iwan nord-ouest, donnant accès au mausolée, couvert d’or sous le règne de Nâser-al-Dîn Shâh en 1282/1865.

 

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La nouvelle cour (sahn-e Âzâdi).

 

 Un fils de Fath-Alî Shâh fit également construire une madrasa, dite de Alî-Naqî Mîrzâ Heshmat-al-dawla, aujourd’hui détruite et recouverte par plusieurs rewâq. Des inscriptions mentionnent des travaux de réparation ou de nettoyage effectués par les souverains qâdjârs Mohammad Shâh, Nâser-al-Dîn Shâh et Mozaffar-al-dîn. C’est aussi à l’époque qâdjâre que se généralise l’emploi de la mosaïque de miroirs pour décorer l’intérieur des rewâq

 

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Le sanctuaire au XIXe siècle (source : archives Astân-e Qods- Razavi).

 

 Le XXe siècle verra les transformations les plus radicales du sanctuaire, désormais enserré par une ville qui avait grandi au cours des siècles. Couronné en 1925 sous le nom dynastique de Pahlavi, Rezâ Shâh est un colonel et un ancien ministre de la guerre sous les Qâdjârs. Il va inaugurer une modernisation et une occidentalisation souvent brutales d’un pays alors appauvri, divisé, peu industrialisé, pillé par les puissances étrangères. En 1307S/1928, Rezâ Shâh ordonne la construction d’une route circulaire autour du sanctuaire, appelée Falaka. Construite entre 1308S/1929 et 1312S/1933, elle impliqua la destruction de nombreux édifices historiques, notamment d’une madrasa safavide (Fâzel Khân) et d’une madrasa qâdjâre (Hâdj Sâleh).

 

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La route en anneau autour du sanctuaire  (source : archives Astân-e Qods- Razavi).

 

 Pour exposer et abriter les innombrables trésors du sanctuaire, la construction d’un musée fut commencée en 1316S/1937 sur un espace situé au sud-ouest de la nouvelle cour construite par Fath-Alî Shâh : appelée sahn-e Pahlavi, cette cour fut renommée sahn-e Imam Khomeyni après la révolution, et dans les années 2000, elle fut couverte d’un immense toit supporté par d’épaisses colonnes pour devenir le rewâq Imam Khomeyni. Le musée, qui ouvrit seulement après la guerre en 1924S/1945, fut conçu par un archéologue français, André Godard (1881-1965). Il devait abriter des collections de Corans enluminés, de tapis et d’objets divers, une bibliothèque, et accueillir également, dans une partie du rez-de-chaussée, la tombe d’un fameux théologien safavide, Bahâ’-al-Dîn Ameli ou Sheykh Bahâ’î (mort en 1030/1621). La construction du musée entraîna la destruction de plusieurs édifices historiques, notamment d’une madrasa safavide (Pâ’în-pâ, 1087/1676) et du bazar Âsaf-al-dawla.

Le règne de Mohammad-Rezâ Pahlavi apporta de plus grands changements encore au sanctuaire. La route en anneau (le Falaka) autour du sanctuaire fut considérablement élargie dans les années 1970. Tous les bâtiments qui s’étaient agrégés au complexe au cours du temps (bazars, caravansérails, hôtels traditionnels), mais n’appartenant pas au noyau historique du sanctuaire furent détruits, et l’espace ainsi dégagé transformé en vaste pelouse. Dans les années 1970 également, le musée construit dans la cour Imam Khomeyni fut détruit, les objets et la bibliothèque transférés dans un édifice formant le côté sud-est de la même cour (1356S/1977), et un long bassin rectangulaire aménagé dans la cour. Entre les années 1950 et 1970, plusieurs rewâq furent construits, transformés ou restaurés, afin d’accueillir un nombre croissant de pèlerins dans des espaces plus larges ou ouverts. La salle à coupole abritant le tombeau de l’Imam fut également réaménagée : en 1344S/1965, le mur porteur nord-ouest fut détruit afin d’agrandir l’accès au zarih.

 

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Le sanctuaire à la fin des années 1970, après l'agrandissement du Falaka et sa transformation en pelouse (source : archives Astân-e Qods- Razavi).

 

Le dernier cycle de constructions et d’aménagements, entrepris sous la République islamique, est sans doute le plus impressionnant. Si l’époque Pahlavi avait vu une forme d’épuration du sanctuaire, réduit à ses édifices les plus essentiels, les travaux menés à bien entre les années 1980 et 2000 ont conduit à nouveau à une expansion, jusque-là inconnue, du sanctuaire.

 

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Le sanctuaire à la fin des années 1980 (source : archives Astân-e Qods- Razavi).

 

Ce fut d’abord, l’année même de la Révolution (1357S/1979), la fondation de l’université islamique, construite entre deux anciennes madrasa safavides, Mîrzâ Dja’far et Khayrât Khân, situées à l’est de l’ancienne cour. Une nouvelle bibliothèque fut édifiée entre 1402/1982 et 1414/1994 au nord du sanctuaire, abritant d’inestimables manuscrits et documents administratifs anciens ainsi qu’une collection d’ouvrages récents sans cesse alimentée.

 

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Cour d'entrée de la bibliothèque centrale.

 

Deux nouvelles cours furent construites à la fin des années 1980 : la grande cour Djomhuri-ye Eslâmi en 1368S/1989, bordant en partie la madrasa timouride Do Dar, et la cour Qods, achevée en 1411/1991 derrière la grande salle à coupole de la mosquée Gowhar Shâd.

 

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 La cour Djomhuri-ye Eslâmi.

 

 

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La cour Qods. 

 

 À l’intérieur même du sanctuaire, autour du mausolée de l’Imam, plusieurs rewâq furent construits, transformés ou réaménagés dans les années 1980-1990. Un grand rewâq, le Dâr al-Welâyeh, fut construit en 1405/1985-1409/1989, qui relie le cœur du sanctuaire à la cour Enghelâb et à la cour Djomhuri-ye Eslâmi.  

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Le Dâr al-Welâyeh.

 

Des travaux plus considérables encore furent entrepris dans les années 1990 et surtout 2000. Autour du complexe élargi, de nouvelles cours furent construites, pour faire la jonction avec la ville : l’immense cour Djâme’ Razavi au sud-ouest, les cours Kowsar et Ghadir au sud-est et nord-ouest respectivement, la cour Hedâyat au nord-est. Des rewâq importants furent encore édifiés. Un grand espace hypostyle souterrain, le Dar al-Hudjah, fut aménagé sous la cour Enghelâb. L’ancienne cour Pahlavi, ou cour Imam Khomeyni, fut transformée en rewâq par la construction d’un grand toit soutenu par des colonnes monumentales.

 

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La cour Djâme’ Razavi.

 

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 Le rewâq Imam Khomeyni.

  

Tout autour du sanctuaire, des galeries, des sas et des arcades ont été construits, qui permettent un accès sécurisé des pèlerins. La route en anneau qui ceinturait le complexe à l’époque Pahlavi a disparu, pour laisser place à des routes passant sous le sanctuaire, et donnant également accès à de vastes parkings souterrains. Au début des années 2010, des secteurs demeurent inachevés, tel portail ou tel minaret attendent encore leurs décors, mais les grands travaux sont terminés. Le sanctuaire est définitivement entré dans une ère moderne et nouvelle, qui voit un lieu de pèlerinage millénaire aménagé selon les travaux d’ingénierie et d’urbanisme les plus contemporains.

 

 

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Le sanctuaire en 2011 (photographie : Masud Nozari).

 

 

 

Photographies : Patrick Ringgenberg (sauf indication contraire).

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A la croisée des routes reliant le Proche et l’Extrême-Orient, l’Iran a accueilli plusieurs religions sur son sol : le mazdéisme, transformé par Zarathoustra, le manichéisme, dont les diverses influences ont atteint l’Occident et la Chine, le judaïsme, qui a conservé plusieurs souvenirs de l’histoire antique de la Perse, le mithriacisme ou culte de Mithra, qui devint la religion des légions romaines, le nestorianisme, et le christianisme arménien, qui a fait de l’Arménie le premier État chrétien. Dès l’époque musulmane, l’Iran est devenu la terre des soufis et d’une extraordinaire floraison de la philosophie platonicienne et mystique. Au XVIe siècle, le chiisme, proclamé religion officielle, fit de l’Iran un monde à part dans l’Islam. Ce voyage exceptionnel vous invite à visiter les principaux sites sacrés qui ont façonné l’Iran des religions, de la ziggurat des Élamites au sanctuaire de l’Imam Rezâ à Mashhad, en passant par les présences subtiles du soufisme et les feux pérennes des zoroastriens.

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Moins connu que l’Iran du centre, l’Iran occidental est pourtant d’une grande richesse et diversité : églises arméniennes, vestiges antiques (ourartéens, sassanides), forteresses imprenables, témoignages précieux et spectaculaires des Mongols et des Turcomans. Ce voyage permet de découvrir des jalons historiques majeurs dans cette zone de partage entre plusieurs cultures (arménienne, turque, persane), au long d’un itinéraire allant des magnifiques paysages d’Azerbaïdjan à Téhéran.  

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Renseignements / inscriptions : Rediscoveriran.com

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